Évaluer ses performances en évaluation

Le service de l’évaluation du ministère belge de la Coopération au Développement a initié il y a un an un processus d’étude visant à définir un mécanisme de certification des organisations subventionnées par la coopération belge au développement (ONG, universités, syndicats, ENABEL, BIO, etc.).

Cette certification porte sur la qualité des évaluations de projets ou de programmes mis en œuvre par ces organisations. L’objectif est de favoriser l’amélioration de la qualité des évaluations produites, pour renforcer l’impact des actions mises en œuvre par les organisations subsidiées, consolider les dynamiques d’apprentissage au sein des organisations et entre les organisations, et faciliter la redevabilité eu égard à l’utilisation de fonds publics.

Le Cota a directement participé à cette étude, en consortium avec les bureaux d’étude Ace Europe et HIVA, et a notamment contribué à l’élaboration d’un manuel d’autoévaluation des performances d’une organisation en matière d’évaluation, consultable ici :

Cette autoévaluation constitue le point le départ du processus de certification, dans le sens où aucune organisation ne peut formellement introduire une demande de certification sans avoir apprécié, sur la base d’une grille de critères, trois aspects interdépendants. Comme point de départ, l’organisation auto-apprécie un échantillon de rapports d’évaluation produits ces trois dernières années. Par la suite, dans le but de mieux comprendre et analyser les forces et les faiblesses détectées, l’organisation auto-apprécie les processus qu’elle met en œuvre pour conduire des évaluations (comment elle définit des termes de référence, comment elle contrôle la qualité des livrables). Enfin, elle évalue ses propres capacités à organiser la fonction d’évaluation (rôles et tâches du personnel en la matière, etc.).

Les résultats de cette autoévaluation servent à construire un plan d’amélioration, qui constitue également un préalable à toute certification. Sur ces différentes bases, l’organisation bénéficiera de la visite d’un assesseur qui attestera de la probité des informations transmises par l’organisation et de sa volonté à améliorer la qualité des évaluations produites.

Retrouvez l’ensemble des documents issus de l’étude (rapport général sur le processus, manuel d’autoévaluation et guide de l’assesseur) sur le portail diplomatie.belgium.